
Patrimoine
UNESCO Le 17 octobre 2003, la Conférence générale
de l'UNESCO a adopté la Convention
pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel,
convention ratifiée par la France en 2006.
Ce texte, dans son article 2, définit le
patrimoine culturel immatériel comme suit
: "l'on entend par patrimoine culturel
immatériel les pratiques, représentations,
expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi
que les instruments, objets, artefacts et espaces
culturels qui leurs sont associés - que
les communautés, les groupes et, le cas échéant,
les individus reconnaissent comme faisant partie
de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel
immatériel, transmis de génération
en génération, est recréé en
permanence par les communautés et groupes
en fonction de leur milieu, de leur interaction
avec la nature et de leur histoire, et leur procure
un sentiment d'identité et de continuité,
contribuant ainsi à promouvoir le respect
de la diversité culturelle et la créativité humaine".
Cette
définition a attiré l'attention
des chercheurs de l'Institut
Européen d'Histoire et des Cultures de l'Alimentation,
qui ont estimé que les arts culinaires correspondaient à de tels critères.
Fort de cette conviction, l'IEHCA a, à partir de 2006, défendu
l'idée d'une inscription, par l'UNESCO, du patrimoine
alimentaire français sur la liste du représentative du patrimoine
culturel immatériel.
Notre institut a dès lors œuvré pour faire connaître
ce projet, un comité de soutien fut en particulier créé afin
d'appuyer nos initiatives auprès des pouvoirs publics. Parallèlement,
une réflexion scientifique était lancée : début 2007,
un comité d'experts composés d'universitaires et de
chercheurs français et étrangers a été réuni
pour la première fois afin de concevoir l'organisation et le contenu
du futur dossier français.
Ces efforts ont connu un premier aboutissement
avec la création, le 5 février
2008, de la Mission Française du Patrimoine
et des Cultures Alimentaires (MFPCA). Présidée
par Jean-Robert Pitte, c'est à elle qu'il
reviendra de porter le dossier "patrimoine
alimentaire" au quotidien, de mobiliser
et de coordonner toutes les énergies décidées à la
soutenir. Parallèlement, les nombreuses
démarches entreprises auprès des
ministères ont permis de sensibiliser
l'Etat à ce combat et la déclaration
du Président de la République le
23 février 2008 au salon de l'Agriculture
en faveur de la candidature du patrimoine alimentaire
français est venue couronner ce processus.../...
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